Franchisé O2 en Sarthe : pourquoi Anthony Ardillon a repris une agence plutôt que de se lancer seul
Ancien chef de secteur en grande distribution, Anthony Ardillon dirige aujourd’hui deux agences et environ 80 salariés. Il explique ce que l’appui du réseau a changé pour lui, notamment au lancement.
Anthony Ardillon a quitté la grande distribution pour reprendre une agence O2 existante, plutôt que de créer seul son entreprise. À 38 ans, il dirige les agences de Sillé-le-Guillaume et d’Écommoy, dans la Sarthe. Son parcours, relaté par Toute la Franchise, éclaire un arbitrage fréquent chez les futurs entrepreneurs : indépendance totale ou franchise. Selon lui, le réseau a été déterminant.
En bref
- À 38 ans, il dirige les agences de Sillé-le-Guillaume et d’Écommoy, dans la Sarthe.
- Il y développe les services de la marque, en particulier l’accompagnement des seniors.
- Au-delà du jardinage, il voit dans l’ensemble du groupe une source d’autres pistes, avec de nombreuses occasions de faire grandir son activité.
Du rayon au déclic de la reconversion
Né dans le Limousin, il a grandi et fait ses études à Limoges, avant de suivre une formation en alternance à Châteauroux. C’est dans cette ville qu’il entre dans une chaîne de grande distribution, au poste de chef de rayon. Il y reste neuf ans.
Une promotion l’amène ensuite au Mans comme chef de secteur. Douze mois plus tard, le constat est posé : il ne se retrouve plus ni dans ce métier ni dans ce secteur. Il cherche alors une activité plus en phase avec ses valeurs.
La rencontre avec O2 se fait par hasard. Il prend contact avec l’enseigne, discute avec un franchisé déjà en place, et tout s’accélère : quelques semaines après, en 2019, il rachète l’agence de Sillé-le-Guillaume, que sa gérante mettait en vente. Il y développe les services de la marque, en particulier l’accompagnement des seniors.
Pourquoi la franchise plutôt que l’aventure en solo
Avant de trancher, il a comparé plusieurs modèles d’entrepreneuriat. Le critère décisif tenait à une lucidité sur ses propres lacunes : Anthony Ardillon voulait créer sa propre activité et devenir son propre patron, mais refusait de s’y engager sans appui.

Concrètement, la tête de réseau prend en charge pour lui le suivi du droit, les actions de communication et la rédaction des contrats. Ce partage des tâches lui laisse le temps de se consacrer au développement de ses agences. Avec sept ans de recul, il juge cet appui déterminant, notamment par la rapidité et l’efficacité apportées au démarrage : le savoir-faire du réseau en droit et en communication lui a apporté ce qu’il ne maîtrisait pas encore.
Autre motif de son choix, il oppose la recherche permanente de renouvellement de la performance, qu’il percevait ailleurs, à un modèle d’O2 qu’il décrit comme tourné vers la construction et la fidélisation, des clients comme des salariés.
Ce récit repose sur le seul témoignage du franchisé : le lien entre l’appui du réseau et sa réussite est son appréciation, et aucune donnée financière n’est avancée. Pour comparer d’autres modèles d’accompagnement, voir notre article sur l’accompagnement proposé par les franchiseurs.
Deux agences et une équipe qui prend le relais
La création d’Écommoy lui a permis de desservir un nouveau territoire sarthois et ses environs. De la reprise à la création d’agence, il a construit progressivement son entreprise au sein du même réseau. Les repères de son organisation actuelle :
- Délégation : ses équipes gèrent davantage l’opérationnel, ce qui lui permet de se concentrer sur le développement et l’organisation.
- Priorité : pérenniser les deux agences.
- Rythme : au moins un projet porté chaque année depuis son entrée chez O2.
- Prochaine étape envisagée : lancer puis développer l’activité jardinage dans les deux agences, sans calendrier annoncé.
Au-delà du jardinage, il voit dans l’ensemble du groupe une source d’autres pistes, avec de nombreuses occasions de faire grandir son activité.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Havang(nl). Licence : CC0.
