Définir son projet

Le franchiseur Attila invite les porteurs de projet à avancer avec leurs freins

Deux enfants en bas âge n’ont pas empêché Thomas Sues de devenir franchisé Attila. Un webinaire revient sur les freins qui retardent tant de projets.

Karim Belhadj Par Karim Belhadj
4 min de lecture
Le franchiseur Attila invite les porteurs de projet à avancer avec leurs freins
Une personne prend des notes à la main dans un carnet, à côté d’un ordinateur portable, sur une table en bois.

En bref

  • Toute la Franchise et Attila ont organisé un webinaire le 6 octobre sur le bon moment pour entreprendre.
  • Vie de famille, budget et peur d’échouer figurent parmi les freins évoqués.
  • Thomas Sues, franchisé à Lille Marcq-en-Barœul, s’est lancé avec deux jeunes enfants.
  • Un replay vise les personnes qui hésitent encore à franchir le pas.

Attendre le moment parfait pour créer son entreprise revient souvent à repousser le projet indéfiniment. C’est la conclusion d’un échange mené par le franchiseur Attila, pour qui ce créneau rêvé ne se présente presque jamais : il reste toujours une inquiétude à calmer, un obstacle à traiter ou un risque à évaluer. Plutôt que de guetter des conditions idéales, mieux vaut apprendre à avancer avec ses freins.

Un webinaire pour démêler l’envie et le passage à l’acte

Le rendez-vous, intitulé « Envie d’entreprendre : comment savoir si c’est le bon moment ? », a été co-organisé par Toute la Franchise et Attila. Deux voix complémentaires y ont pris la parole. D’un côté, Thomas Maldonado, directeur développement de l’enseigne, dont le rôle consiste à épauler les porteurs de projet pendant leur phase de réflexion. De l’autre, Thomas Sues, installé comme franchisé Attila à Lille Marcq-en-Barœul, qui a lui-même sauté le pas.

Leur discussion s’est articulée autour de trois interrogations que rencontre presque tout futur chef d’entreprise :

  • quels signaux permettent de mesurer si l’on est prêt ;
  • comment progresser malgré ses blocages, sans faire comme s’ils n’existaient pas ;
  • comment transformer une simple envie en projet construit, étape après étape.

Les raisons d’attendre, légitimes mais rarement levées d’un coup

Les obstacles évoqués sont familiers à quiconque a songé à se mettre à son compte. Ils touchent à l’équilibre personnel autant qu’aux finances.

Aucune de ces préoccupations n’est absurde. La difficulté tient à leur nombre : quand l’une se règle, une autre prend souvent le relais. D’où l’idée défendue lors du webinaire selon laquelle le calendrier parfait reste, dans la plupart des cas, une illusion.

Thomas Sues, lancé avec deux enfants en bas âge

Le témoignage du franchisé lillois illustre ce raisonnement. Il vient de fonder son entreprise alors qu’il est père de deux jeunes enfants, une configuration que beaucoup jugeraient peu propice. Il assume ce choix sans détour : « Sinon, je sais que je ne l’aurais jamais fait ! »

Deux hommes assis à une table en bois avec des documents et un ordinateur portable, pendant qu’une femme écrit sur un tableau blanc dans un bureau.
Réunion de travail dans un bureau ouvert : documents sur la table, ordinateur portable et échange autour d’un tableau blanc. Photo : Pavel Danilyuk / Pexels

Son conseil ne consiste pas à foncer tête baissée. Puisqu’un motif d’attendre se trouvera toujours, il recommande de bien s’entourer, de se poser les bonnes questions et de progresser par paliers. Une démarche graduelle, donc, plutôt qu’un saut dans le vide.

Préparer ses freins plutôt que les subir

Selon l’article publié par Toute la Franchise, les obstacles ne s’effacent pas par magie : ils se travaillent et s’anticipent. Deux leviers sont mis en avant, un accompagnement adapté au profil du créateur et le dialogue avec des entrepreneurs ayant déjà vécu ce cheminement.

Le média présente la franchise comme une façon d’en bénéficier, en démarrant adossé à un réseau, à une méthode et à une enseigne déjà éprouvée. C’est un argument du modèle, pas une garantie de réussite : chaque candidat doit vérifier la solidité du réseau visé avant de s’engager. Pour Thomas Sues, ce soutien collectif compte concrètement.

« Je sais que je peux compter à la fois sur l’équipe du franchiseur et sur mes collègues franchisés, qui sont déjà passés par les mêmes étapes et les mêmes questionnements que moi »

Thomas Sues, franchisé Attila à Lille Marcq-en-Barœul

Cette approche ne convient pas à qui cherche une totale indépendance dans ses choix de concept ou de méthode : la franchise suppose justement de s’appuyer sur un savoir-faire défini par d’autres.

Le replay de la rencontre s’adresse à celles et ceux qui portent l’envie d’entreprendre sans avoir encore franchi le cap, avec l’ambition de les aider à prendre du recul et à faire le point sur leur réflexion.

Photo : fauxels / Pexels

Karim Belhadj

Comprendre, définir son projet, choisir une enseigne, se développer

Karim Belhadj

Karim Belhadj a passé dix ans dans le financement des petites entreprises, au sein d'un réseau bancaire régional. Pour EFranchise, il compare les enseignes et suit l'actualité des réseaux : droits d'entrée, redevances, apport personnel, taux de fermeture. Il fait toujours le calcul du point mort avant de lire la plaquette commerciale.