Après 27 ans chez Casino, il reprend un class’croute à Annecy
Après 27 ans chez Casino, Olivier Chouet a repris un restaurant class’croute à Annecy. Une sociologue rappelle les risques d’une reconversion mal préparée.
En bref
- Olivier Chouet a travaillé 27 ans au sein du groupe Casino avant de rejoindre le réseau class’croute avec son épouse.
- Le récit provient d’un contenu de marque signé class’croute, publié le 21 juillet 2026.
- La sociologue Catherine Négroni juge la reconversion difficile, compliquée et coûteuse.
- Avant la reprise, il a suivi une formation dans plusieurs établissements du réseau.
Oui, une longue carrière de cadre peut déboucher sur une reprise en franchise : c’est le chemin qu’a suivi Olivier Chouet, passé de la direction commerciale chez Casino au restaurant class’croute d’Annecy. Son histoire mérite d’être lue avec recul, car elle vient de la marque elle-même.
De Casino à Annecy, un parcours raconté par la marque
Olivier Chouet a passé 27 années au sein du groupe Casino, en France et à l’international, avec des fonctions de direction commerciale et de management. Avec son épouse, Shu-Min Chen, il a ensuite rejoint le réseau class’croute en reprenant le restaurant d’Annecy.
Se former avant de reprendre, et ce que le réseau met en avant
Avant la reprise, Olivier Chouet a suivi une formation dans plusieurs établissements du réseau, afin d’en comprendre les différents volets :
- la production ;
- la livraison ;
- la relation client ;
- la gestion ;
- le développement commercial.
Selon ce contenu de marque, class’croute propose aussi un concept éprouvé depuis près de 40 ans, une formation avant l’ouverture, un accompagnement personnalisé et des outils digitaux.
Le métier, lui, est celui d’un chef d’entreprise : le franchisé développe son activité auprès des entreprises de son territoire, anime son équipe et pilote les performances de son établissement.

Quels profils réussissent, selon la marque
class’croute affirme observer que les candidats qui réussissent le mieux ont souvent plusieurs années d’expérience en management, en commerce ou en gestion d’entreprise. Il s’agit d’une observation de l’enseigne, non d’une démonstration.
Le propos est à mettre en regard de l’alerte de la sociologue Catherine Négroni, maîtresse de conférence à l’université de Lille, interrogée par Midi Libre dans sa série « Ils ont tout plaqué ». Son entretien ne mentionne ni class’croute ni la franchise, et rien ne relie le parcours d’Olivier Chouet à ses propos. Elle met en garde contre les reconversions mal préparées :
« C’est une entreprise difficile, compliquée et coûteuse. »
Catherine Négroni, sociologue, maîtresse de conférence à l’université de Lille
Elle précise aussi qu’on ne fait pas une formation en étant garanti de trouver le métier pour lequel on est fait, ni de très bien gagner sa vie. Et elle ajoute : « Le risque, avec l’engouement autour de ce changement, c’est qu’il soit fait sans véritable analyse. »
Pourquoi la reconversion est devenue une norme sociale
Catherine Négroni s’appuie sur une enquête pionnière qu’elle a menée dans les années 2000. À l’époque, on parlait très peu de changements professionnels ; selon elle, le changement est aujourd’hui presque une norme dans l’espace social.
Elle cite plusieurs éléments de contexte : la satisfaction au travail, attendue désormais par toutes les classes sociales, les burn-out et un chômage devenu structurel.
Elle évoque aussi la loi de 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, et indique que les personnes qui se forment doivent désormais abonder financièrement leur compte personnel de formation (CPF). Enfin, elle dit : « Je suis très vigilante à communiquer sur le fait que la reconversion n’est pas la solution à tous les maux et n’est pas une solution facile. »
Pour situer la marque, l’enseigne a déjà fait l’objet d’un article sur les nouvelles cibles de Class’croute.
Photo : Kampus Production / Pexels
